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Accueil > Faire une ivg a moins de ans

Avoir recours à une interruption volontaire de grossesse est souvent une décision difficile à prendre pour une femme adulte ; cette décision est d’autant plus délicate lorsque la femme est mineure. Gros plan sur ce phénomène encore tabou de l’avortement chez les moins de 18ans.



Si le nombre d’avortements en France connaît une baisse conséquente depuis 1996, le pourcentage de mineures qui y ont recours a lui considérablement augmenté. Cette progression peut être expliquée par l’apparition de nouvelles lois facilitant l’accès des mineures à l’IVG. Ainsi, depuis 2002, celles qui souhaitent une interruption de grossesse ont le droit d’en bénéficier sans l’autorisation de leurs parents ; elles n’ont plus non plus l’obligation de les en informer. Cette nouvelle loi a ainsi permis à de nombreuses adolescentes en détresse de bénéficier d’un avortement dans des conditions moins contraignantes. L’accès simplifié à la contraception d’urgence (aujourd’hui disponible gratuitement dans les infirmeries scolaires et les pharmacies) a également permis d’éviter de nombreuses grossesses chez les moins de 18 ans.



Une série d’études a montrée d’importantes disparités géographiques au niveau du nombre d’avortements chez les mineures. Ainsi, les interruptions volontaires de grossesse seraient plus fréquentes dans les régions du sud de la France, en Ile-de-France et en outre-mer. Ces différences de répartition du taux d’avortement chez les mineures peuvent être expliquées en terme de comportements envers la sexualité et la contraception. Ce phénomène serait également lié au contexte social et familial des jeunes filles.



Le pourcentage d’interruptions volontaires de grossesse par des mineures en France est particulièrement élevé comparé à celui de la Belgique ou du Luxembourg. Cette situation peut être expliquée par des disparités en matière d’éducation sexuelle en milieu scolaire ainsi qu’en termes d’information sur la contraception. L’idée par exemple qu’il est possible de ne pas tomber enceinte en évitant d’avoir des rapports sexuels lors du quatorzième jour après les règles est encore particulièrement répandu chez les adolescentes et est responsable de nombreuses grossesses non désirées. Des progrès sont toutefois à noter, plus particulièrement en ce qui concerne la contraception d ‘urgence : plus de quinze mille pilules du lendemain sont distribuées par an dans les établissements scolaires français, permettant ainsi d’éviter un nombre conséquent de grossesses accidentelles.



Enfin, selon le Docteur Priscilla Coleman, psychologue à la Bowling Green State University (Etats-Unis), les mineures qui auraient fait une interruption volontaire de grossesse auraient trois fois plus de chances d’avoir des troubles du sommeil et neuf fois plus de chances d’utiliser des drogues durant les années suivants l’avortement. Ces chiffres montrent qu’un accompagnement psychologique est impératif auprès de jeunes filles ayant avorté afin qu‘elles parviennent à s’épanouir dans leur vie d’adulte. Ce soutien est notamment fourni lors des consultations obligatoires avant l’acte d’interruption de grossesse et après celui-ci lors de l’entretien post-IVG.



Mais avant de penser à l’IVG et pour éviter ce qui est une épreuve difficile surtout dans la vie d’une très jeune fille, pensez à vous protéger lors de tous vos rapports sexuels.


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